jeudi 10 septembre 2015

La maison natale de Philidor

Profitant d'un peu de temps libre, je me suis rendu dernièrement à Dreux afin de voir la maison natale de Philidor.

Dreux est situé à environ 80 kilomètres dans l'ouest de Paris.


Curieusement sur internet je n'ai pas trouvé de photo de cette maison de Philidor.
Si ce n'est la carte postale qui date des années 1920 / 1930, trouvée sur le site "Delcampe".


La maison existe toujours à Dreux. Mais elle est habitée et n'est pas visitable.
D'ailleurs rien n'indique à l'extérieur qu'il s'agisse de la maison de Philidor.
Une nouvelle fois il est dommage de ne pas trouver une indication dans ce sens (je pense par exemple à l'absence de signalisation sur la façade du 161 rue Saint-Honoré à Paris, pour le Café de la Régence).

La maison natale de Philidor se trouve dans le parc de la Chapelle Royale de la famille d'Orléans.


Heureusement, Philidor a une rue à son nom à Dreux.
Notez l'échiquier sur le blason de la ville. Est-ce un lien avec le jeu d'échecs ?
Je ne le pense pas.

  

Du coup je me demande si le blason sous le buste de Philidor à l'Opéra Garnier n'est pas le blason de la ville de Dreux et non un échiquier ?


Du bas de la rue Philidor il est possible de voir sa maison sous un autre angle.


A deux pas de la maison de Philidor, vous trouvez donc la sépulture des membres de la famille d'Orléans dans la Chapelle Royale de Dreux, .
Et notamment celle de Louis-Philippe qui accède au pouvoir après les Trois Glorieuses journées de juillet 1830.


Pour l'anecdote : 
C'est sous Louis-Philippe que je situe l'âge d'or du Café de la Régence.
Ses enfants prenaient des cours d'échecs avec Jacques Mouret, très fort joueur d'échecs, petit-neveu de Philidor et ancien animateur du Turc "automate" joueur d'échecs.
Retrouvez une courte biographie de Jacques Mouret en suivant ce lien sur le site "Héritage des Échecs Français".
Saint-Amant mentionne que le Roi était abonné à la revue d'échecs "Le Palamède" dont il était le directeur.
Et Deschapelles, qui possédait des cultures dans le quartier de la Courtille (dans le bas de Belleville à l'est de Paris), approvisionnait la table de Louis-Philippe avec ses célèbres melons réputés pour être les meilleurs de Paris.




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