Les sources d’époque utilisées dans cet article proviennent toutes des recherches de M. Manfred Mittelbach, qui les a retrouvées après un travail patient et approfondi dans les journaux et publications du XVIIIe siècle. Je le remercie très chaleureusement pour ces découvertes et pour la générosité avec laquelle il m’a communiqué ces documents. À partir de ces éléments, je propose ici de revenir sur les origines de l’automate Turc de Kempelen.
Les références complètes sont indiquées en fin d’article.
Les traductions du vieil allemand sont de ChatGPT.
L’histoire du célèbre Turc mécanique de Wolfgang von Kempelen est souvent résumée en quelques lignes : à Schönbrunn, Kempelen aurait assisté à un spectacle du Français François Pelletier devant l’impératrice Marie-Thérèse ; mis au défi, ou piqué au vif, il aurait promis de fabriquer une machine surpassant les tours de l’illusionniste.
Cette version, que l’on retrouve notamment dans Wikipédia, n’est pas fausse dans son principe, mais elle est très superficielle. Elle écrase la chronologie, néglige les journaux d’époque et donne l’impression d’une anecdote isolée. Or ces recherches de Manfred Mittelbach permettent de reprendre le dossier avec beaucoup plus de précision.
Les journaux de 1769
La première source importante est la Christian Erlangische gnädigst privilegierte Real-Zeitung, n° 61, du 1er août 1769. Le journal indique que « M. von Kempelin (sic) » a inventé une machine représentant un Turc, capable de faire différents mouvements et de jouer aux échecs avec assez d’habileté pour qu’il ne soit pas facile de la battre. Le point essentiel est ailleurs : le texte précise que cette machine fut présentée pour la première fois à Schönbrunn lors des solennités du mariage de l’Infante de Parme.
Cette indication est capitale. Elle place la première apparition du Turc non en 1770 ou en 1771, comme on le lit encore trop souvent, mais dès l’été 1769, dans le cadre des fêtes liées au mariage de Maria Amalia d’Autriche, fille de Marie-Thérèse, avec Ferdinand de Bourbon-Parme.
Le mariage par procuration eut lieu à Vienne le 27 juin 1769 ; la cérémonie en personne se déroula ensuite à Colorno, près de Parme, le 19 juillet. Les festivités viennoises autour de cette union fournirent donc probablement le cadre de la première présentation du Turc à Schönbrunn.
Pelletier et la genèse de l’automate
Un second texte, publié dans les Bayreuther Zeitungen du 10 août 1769, est beaucoup plus développé. Il raconte que, durant le Carême (période de février/mars 1769) précédent, un certain Pelletier, venu de Paris, avait diverti le public viennois avec des expériences physiques et des tours d’adresse. Marie-Thérèse aurait alors demandé à Kempelen, qu’elle connaissait comme grand calculateur et habile mécanicien, ce qu’il pensait de ces démonstrations.
Kempelen aurait répondu qu’il ne s’agissait que de bagatelles et qu’avec du temps, des moyens et des frais suffisants, il pourrait fabriquer quelque chose de bien plus ingénieux. L’impératrice lui aurait alors demandé de réaliser une telle machine, en l’assurant que toutes les dépenses seraient couvertes.
La gazette décrit ensuite un Turc grandeur nature, placé près d’une table ou d’un coffre, capable de répondre à des questions, de résoudre des problèmes d’arithmétique et surtout de jouer aux échecs. Elle ajoute que, si un adversaire jouait un faux coup ou tentait de modifier la position de ses pièces, la machine le remarquait aussitôt et corrigeait le joueur par des signes.
Enfin, le journal affirme que l’impératrice récompensa Kempelen par une boîte d’or contenant 1000 ducats, et que presque tous les jeunes membres de la famille impériale, ainsi que de hauts personnages de la cour, jouèrent avec la machine.
Le 24 août 1769, un Extra-Blatt zu dem Brünner Intelligenz-Zettl reprend à son tour l’information. Cette version est plus brève : elle conserve la description merveilleuse du Turc — les questions, l’arithmétique, les échecs, la correction des faux coups, la récompense impériale — mais ne reprend pas le développement sur Pelletier.
Une chronologie plus solide
En croisant ces trois textes, on peut proposer une chronologie raisonnable.
Durant le Carême 1769, Pelletier donne à Vienne des expériences physiques ou magnétiques qui impressionnent le public. Kempelen assiste à ces démonstrations ou en discute à la cour. Marie-Thérèse l’interroge ; il affirme pouvoir produire une machine plus étonnante encore. Encouragé par l’impératrice, il construit son automate.
À la fin juin 1769, lors des fêtes viennoises du mariage de Maria Amalia d’Autriche avec Ferdinand de Parme, le Turc est présenté pour la première fois à Schönbrunn. Puis, dès août 1769, plusieurs gazettes allemandes diffusent la nouvelle.
Cette chronologie permet de concilier les sources : Pelletier fournit l’occasion de l’invention ; les fêtes du mariage fournissent le cadre probable de la première présentation.
Windisch en 1773
On cite souvent Karl Gottlieb von Windisch pour l’histoire du Turc, notamment ses Lettres publiées en 1783. Mais Windisch avait déjà publié un article dès 1773 : « Nachricht von einer Maschine, welche das Schach spielet » (Notice sur une machine jouant aux échecs), dans les Kaiserlich Königlich allergnädigst privilegierte Anzeigen aus sämmtlichen kaiserlich-königlichen Erbländern. (Annonces impériales et royales très gracieusement privilégiées, provenant de tous les pays héréditaires impériaux et royaux).
L’attribution à Karl Gottlieb von Windisch est retenue par les
bibliographies modernes ; l’article est signé « v. W. », ce qui
correspond aux initiales de « von Windisch ».
Windisch y reprend l’épisode Pelletier : Kempelen, alors à Vienne en 1769, aurait été appelé à la cour pour assister à des représentations mathématiques données par un Français nommé Pelletier, tirées d’Ozanam et de Guyot, et produites pour la plupart par la force magnétique. Marie-Thérèse s’entretint ensuite avec lui ; Kempelen assura qu’il pouvait construire une machine surpassant ce qu’elle venait de voir. Il prit l’encouragement de l’impératrice pour un ordre et réalisa l’automate.
Windisch donne ensuite une description plus construite de la machine : un homme de taille naturelle, vêtu à la turque, assis devant un échiquier, capable de mouvoir son bras, de prendre les pièces et de réagir aux coups de l’adversaire. Il insiste aussi sur le fait que de nombreux savants et mathématiciens auraient examiné la machine sans en percer le secret.
Revenir aux sources
L’intérêt des découvertes de Manfred Mittelbach est donc majeur. Elles montrent que le récit habituel, réduit à quelques lignes, ne suffit pas. Dès août 1769, le Turc mécanique est mentionné par plusieurs journaux. L’un insiste sur sa première présentation à Schönbrunn pendant les fêtes du mariage de Maria Amalia ; un autre donne le récit complet de l’épisode Pelletier ; un troisième diffuse une version abrégée de la même merveille.
Wikipédia donne une anecdote. Les sources d’époque donnent une histoire : celle d’une machine née dans le contexte des spectacles de physique amusante, présentée à la cour de Vienne lors d’un événement dynastique, puis immédiatement transformée par la presse en objet de fascination européenne.
Le Turc de Kempelen n’entre donc pas dans l’histoire en 1770 ou en 1771. Il apparaît déjà, très probablement, à Schönbrunn, durant l’été 1769.
Sources principales
[1] Christian Erlangische gnädigst privilegierte Real-Zeitung mit Erläuterungen aufs Jahr 1769, Erlangen, n° 61, 1er août 1769, p. 527.
[2] Bayreuther Zeitungen, n° 95, jeudi 10 août 1769, rubrique « Wien, vom 2 August », p. 508-509.
[3] Extra-Blatt zu dem Brünner Intelligenz-Zettl, n° 34, 24 août 1769.
[4] Karl Gottlieb von Windisch, « Nachricht von einer Maschine, welche das Schach spielet », Kaiserlich Königlich allergnädigst privilegierte Anzeigen aus sämmtlichen kaiserlich-königlichen Erbländern, IIIe année, n° 29, Vienne, 21 juillet 1773, p. 230-232.
[2] Bayreuther Zeitungen, n° 95, jeudi 10 août 1769, rubrique « Wien, vom 2 August », p. 508-509.
[3] Extra-Blatt zu dem Brünner Intelligenz-Zettl, n° 34, 24 août 1769.
[4] Karl Gottlieb von Windisch, « Nachricht von einer Maschine, welche das Schach spielet », Kaiserlich Königlich allergnädigst privilegierte Anzeigen aus sämmtlichen kaiserlich-königlichen Erbländern, IIIe année, n° 29, Vienne, 21 juillet 1773, p. 230-232.
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[1] Christian Erlangische gnädigst privilegierte Real-Zeitung mit
Erläuterungen aufs Jahr 1769, Erlangen, n° 61, 1er août 1769, p. 527.
M. von Kempelin (!) a inventé une machine représentant un Turc ; elle est plus habile que bien des machines de chair, puisqu’au moyen de certains ressorts artificiels elle accomplit toutes sortes de mouvements et joue aux échecs, si bien qu’il n’est pas facile de lui gagner quoi que ce soit. Lors des solennités du mariage de Son Altesse Royale l’Infante de Parme, elle fut produite pour la première fois à Schönbrunn. Quoi qu’il en soit, nous pouvons dire avec notre cher Gellert : les machines n’apprennent pourtant pas à penser.
[2] Bayreuther Zeitungen, n° 95, jeudi 10 août 1769, rubrique « Wien, vom 2 August », p. 508-509.
Un conseiller de la Chambre de Hongrie, nommé von Kempelen, a récemment inventé une horloge ou machine artificielle dont la construction ingénieuse mérite non seulement l’attention des curieux, mais occupe aussi vivement leur imagination lorsqu’ils cherchent l’art caché qui s’y trouve.
L’occasion de cet ouvrage fut la suivante : durant le dernier carême, un certain Pelletier de Paris avait diverti le public de Vienne avec quelques expériences physiques remarquables et autres tours d’adresse. L’impératrice demanda à Kempelen, qu’elle connaissait comme grand calculateur et habile mécanicien, ce qu’il en pensait. Kempelen répondit que ce n’étaient que bagatelles ou jeux d’enfants, et que s’il avait le temps, les moyens et les frais nécessaires, il ferait des choses bien plus ingénieuses.
Sa Majesté lui ordonna alors de fabriquer quelque chose, en l’assurant que tous les frais seraient remboursés. Kempelen présenta ensuite à la cour cette machine représentant un Turc grandeur nature, appuyé à une table ou à un coffre.
Ce Turc répond à diverses questions, résout les problèmes d’arithmétique les plus difficiles en choisissant et assemblant des lettres et des chiffres, et, ce qui est le plus étonnant, joue aux échecs avec toute personne présente.
Dans le coffre, que l’on peut ouvrir à volonté, il n’y aurait qu’un cylindre conique avec quelques ressorts moteurs ; l’auteur ou inventeur se tient librement à côté ou derrière la table et ne fait rien d’autre, pendant la partie, que de remonter de temps à autre les ressorts.
La figure turque bouge la tête et les mains, voit et fait d’elle-même tout ce qui est nécessaire au jeu, comme un autre joueur. On a remarqué que si quelqu’un joue un faux coup, ou veut changer ses pièces, la machine s’en aperçoit aussitôt et corrige son adversaire par des signes.
L’impératrice a donné à M. de Kempelen une boîte d’or contenant 1000 ducats en récompense ; et l’on dit que cette œuvre sera placée dans le cabinet impérial après avoir été exactement décrite et imprimée. Presque tous les jeunes princes et princesses, ainsi que d’autres grands nobles et ministres, ont joué avec cette machine.
[3] Extra-Blatt zu dem Brünner Intelligenz-Zettl, n° 34, 24 août 1769.
[4] Karl Gottlieb von Windisch, « Nachricht von einer Maschine, welche
das Schach spielet », Kaiserlich Königlich allergnädigst privilegierte
Anzeigen aus sämmtlichen kaiserlich-königlichen Erbländern, IIIe année,
n° 29, Vienne, 21 juillet 1773, p. 230-232.
III. Avis sur une machine qui joue aux échecs
Enfin, nous devons rompre notre silence ; enfin, puisque déjà, à notre honte, Anglais, Français et Italiens se sont efforcés à l’envi de décrire une œuvre d’art dont les plus grands et les plus ingénieux savants ne peuvent comprendre la possibilité, et dont l’inventeur est un Hongrois de naissance !
M. Wolfgang von Kempelen, conseiller de la Chambre impériale et royale de Hongrie et directeur des salines dans le royaume de Hongrie, eut, au cours de l’année 1769 écoulée, alors même qu’il se trouvait à Vienne pour les affaires impériales, la très haute grâce d’être appelé à la cour par Sa Majesté impériale, royale et apostolique, afin d’assister à quelques représentations mathématiques qu’un Français nommé Pelletier tirait des Observations mathématiques d’Ozanam et de Guyot, et qui étaient produites pour la plupart au moyen de la force magnétique.
Sa Majesté daigna s’entretenir avec lui à ce sujet, et M. le conseiller de la Chambre assura la souveraine qu’il se faisait fort de construire une machine qui surpasserait de beaucoup tout ce qu’elle venait d’honorer de son regard. Sa Majesté l’encouragea, dans les termes les plus gracieux, à exécuter son projet ; il prit cela pour un ordre et réalisa en peu de temps un automate qui dépasse de très loin tout ce qu’on avait vu jusque-là dans ce genre d’ouvrages.
La machine représente un homme de taille naturelle, vêtu à la turque, assis devant une table sur laquelle se trouve un échiquier. Cette table, longue d’environ trois pieds et demi et large de deux pieds et demi, repose sur quatre pieds munis en bas de petites roulettes, afin qu’on puisse la déplacer plus commodément d’un endroit à un autre. L’inventeur le fait d’ailleurs de temps à autre, afin d’écarter tout soupçon d’une communication sous la table.
À quelque distance de cette machine se trouve une petite table ordinaire sur laquelle est posée une petite cassette fermée ; celle-ci n’a toutefois pas la moindre communication avec la machine. La table comme la machine elle-même sont remplies de roues, de leviers et de ressorts. M. von Kempelen n’hésite nullement à montrer l’intérieur de la machine, surtout lorsqu’il remarque que quelqu’un suppose qu’un enfant y est caché. J’ai moi-même examiné à plusieurs reprises, et avec le plus grand soin, tant la table que la machine, et je puis donc assurer avec une entière conviction qu’il ne reste pas le moindre fondement à un tel soupçon.
J’ai vu la machine jouer à différentes reprises. J’ai surtout observé, non sans étonnement, les mouvements variés et composés du bras avec lequel elle joue. Elle lève en effet le bras, le dirige vers le côté de l’échiquier où se trouve la pièce qui doit être prise ; puis, par un mouvement du poignet, elle abaisse la main vers la pièce, ouvre la main, la referme pour saisir la pièce, la soulève et la pose sur la case où elle doit aller.
Quand cela est fait, elle repose son bras sur un coussin placé à côté de l’échiquier. Lorsqu’elle prend une pièce à l’adversaire, elle l’écarte entièrement de l’échiquier par un seul mouvement, puis, par la même suite de mouvements que je viens de décrire, elle ramène le bras pour prendre sa propre pièce et la poser sur la case où se trouvait celle qu’elle a prise et retirée.
On a souvent employé des ruses pour tromper la machine. On fit par exemple marcher la reine comme marche le cavalier : la machine saisit aussitôt la reine et la remit sur la case où elle se trouvait auparavant. Tout cela s’accomplit avec une adresse aussi grande que celle que pourrait montrer le joueur le plus habile.
Beaucoup de savants et de mathématiciens, tant du pays qu’étrangers, ont examiné cette machine de la manière la plus exacte et la plus attentive, sans parvenir même à la moindre conjecture sur la façon dont elle produit ses mouvements. J’ai souvent été dans la pièce où elle jouait avec vingt personnes et davantage ; toutes fixaient les yeux sur l’inventeur, qui se tenait tantôt près de la table, tantôt regardait quelques instants dans la petite cassette placée à côté, tantôt même s’éloignait de quelques pas. Pourtant, pas une seule personne ne put remarquer chez lui le plus petit mouvement qui aurait pu trahir une influence quelconque sur la machine.
Ceux qui avaient vu à Paris les effets de l’aimant dans des représentations extraordinaires crurent que le magnétisme était le moyen employé ici pour diriger le bras. Mais outre qu’on peut opposer beaucoup de choses à cette conjecture, M. von Kempelen offre lui-même à quiconque le souhaiterait la possibilité d’apporter à la table l’aimant le plus puissant et le mieux armé que l’on puisse trouver, ou autant de fer que l’on voudra ; car il ne craint pas que le mouvement de la machine en soit troublé le moins du monde.
Il est inutile de remarquer que ce qu’il y a de merveilleux dans cette machine consiste principalement en ceci : elle n’a pas, comme d’autres machines célèbres de ce genre, une suite déterminée de mouvements ; au contraire, elle se meut chaque fois selon ce que réclame la situation du jeu, situation qui change continuellement par les coups de son adversaire. Il en résulte une quantité étonnante de combinaisons diverses dans les mouvements.
M. le conseiller de la Chambre remonte de temps à autre les ressorts du bras de sa machine, afin d’en renouveler la force motrice ; mais on remarque bien que cela n’a rien à voir avec la force directrice, c’est-à-dire avec la faculté de conduire le bras ici ou là, faculté qui constitue le plus grand mérite de cette machine.
Il est certes vraisemblable que l’inventeur exerce une influence sur la direction de chaque coup que joue l’automate ; quoique j’aie vu celui-ci jouer plusieurs coups de suite entièrement abandonné à lui-même. Et c’est là, je crois, précisément la circonstance qui, parmi toutes celles qui concernent cette machine, est la plus difficile à comprendre.
Le mérite de M. von Kempelen dans cette œuvre d’art est d’autant plus grand qu’il n’avait autour de lui aucun artisan possédant l’habileté nécessaire à un ouvrage de cette sorte ; il dut donc mettre lui-même la main à la plupart des pièces. Si sa santé, interrompue par un douloureux accident, le lui permet, il espère mettre au jour des ouvrages qui devront être encore bien plus étonnants.
Combien tous les patriotes sincères, tous les admirateurs des talents grands et rares, lui souhaitent un prompt et complet rétablissement ainsi qu’une santé durable ! De son zèle et de son habileté, on peut tout attendre ; et l’on ne saurait assez louer sa modestie. Car quel bruit un autre n’aurait-il pas fait dans le monde s’il avait pu être l’inventeur d’une telle machine ! Or M. von Kempelen est si éloigné de toute ambition de gloire qu’il évite avec le plus grand soin même les éloges les plus faibles et les plus légitimes.
V. W.




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