Les mystères du Café de la Régence

Mise à jour de cette page le dimanche 14 octobre 2018

Dans cette page sont regroupées toutes les interrogations liées au Café de la Régence, le lieu et les personnages qui l'ont fait.
Il s'agit d'un certain nombre de questions pour lesquelles il n'y a pas encore de réponse, ou bien des réponses partielles.
J'espère que mes recherches et l'aide apportée par les lecteurs de ce blog permettront d'y répondre...

Cette liste n'est pas exhaustive, et je la compléterai au fur et à mesure.
A ce jour, lundi 2 octobre 2018, j'ai recensé 13 mystères du Café de la Régence.

Et je tiens à remercier Etienne Cornil qui m'a influencé fortement pour cet article !

Mystère numéro 1 : Qu'est devenue la table de Bonaparte ? 
Mise à jour le mardi 2 octobre 2018

J'ai déjà rédigé un article au sujet de cette relique qui plaisait tant aux touristes.
La dernière photo de cette table que je connaisse date du début des années 1950.
Il s'agit d'une photo avec l'acteur Jean Marais.
J'ignore si la photo a été prise au Café de la Régence, mais c'est possible.


Peu après la fin de la seconde guerre mondiale, Pierre Octave Brun cède son établissement (il décède en 1948).
Quelques années plus tard le Bottin du Commerce de 1954 indique :

« REGENCE (restaurant et café de la), r. St-Honoré, 161 et 163 (En face de la Comédie Française)
Téléph. Opéra 12.40 – 17.00 et 99.94.  »

Et l'année suivante à la même adresse, le Bottin du Commerce indique un autre nom :

« Hostellerie Guillaume le Conquérant, 161, r. St-Honoré.  »

1955 marque donc la fin de toute cette belle histoire.
Je me refuse à croire qu'elle ait pu être mise à la décharge après la fermeture du Café de la Régence.

La table est-elle restée dans ce lieu jusqu'en 1954 ? Et après ? Où se trouve-t-elle maintenant ? Mystère...

Mystère numéro 2 : Existe-t-il encore un témoin du Café de la Régence ?
Mise à jour le jeudi 4 octobre 2018

Hélas je ne me suis intéressé sérieusement au Café de la Régence il y a moins de dix ans.
Mme Chaudé de Silans est décédée bien avant, et jusqu'à présent je n'ai pas réussi à obtenir des informations étoffées de témoins directs.
Si, soyons précis, j'ai quand même obtenu quelques informations de la part de M.César Boutteville avant son décès. Voici ce que j'en dis dans le tome 2 de mon livre :

"Une de ses connaissances m’a communiqué ses coordonnées et je l’ai appelé. Mais comme vous pouvez l’imaginer, il était alors fatigué et n’avait pas souhaité s’entretenir longtemps : « Je n’aime pas remuer le passé » m’a-t-il dit au sujet de « La Régence ». J’ai juste obtenu quelques détails, à savoir qu’Alekhine y jouait au bridge plutôt qu’aux échecs. « Et d’ailleurs il y avait une photo célèbre de lui accrochée au mur ». Comme pour Madame Chaudé de Silans, mon intérêt pour ce lieu mythique du jeu d’échecs est hélas arrivé trop tard."

César Boutteville en 2007
Photo du site Héritage des Échecs Français

Il y a environ une semaine, j'ai contacté M. Roger Ferry, légende des échecs français.
Hélas il m'a indiqué n'avoir jamais mis les pieds à la Régence.
Mais il m'a aiguillé vers M. Georges Gandolfo, avec qui je me suis entretenu quelques minutes au téléphone :

"Ce dernier m'a dit y être allé une seule fois (avec son père) juste après la seconde guerre mondiale (peut-être en 1946 ou 1947).
À l'époque il était débutant et le lieu l'avait marqué par son aspect "rupin" avec de gros fauteuils en cuir. Il y avait encore des joueurs d'échecs.
Mais il n'y ai jamais retourné ensuite."

Georges Gandolfo opposé à un jeune adversaire.
Photo du blog du Canal Saint-Martin (2017)

Et c'est tout ...
Existe-t-il encore un témoin du Café de la Régence qui pourrait nous raconter ses souvenirs de ce lieu ? Plus le temps passe et plus la réponse est hélas certaine...

Mystère numéro 3 : Où pouvons-nous voir l'original du tableau de Marlet qui représente le match de 1843 entre Saint-Amant et Staunton ?
Mise à jour le mardi 9 octobre 2018



Jean Henry Marlet est l'auteur de la peinture ci-dessus qui représente la 19ème partie du match (jouée le 16 décembre 1843) entre Saint-Amant et Staunton, au Cercle des Échecs (1er étage de l'ancien Café de la Régence, place du Palais Royal à Paris).

Dans son ouvrage, page 33, Etienne Cornil indique :

Le tableau a été vendu en 2006 chez Sotheby's pour une somme de 9600 livres sterlings !
Les dimensions sont indiquées "72.8 by 92.3 cm; 28 5/8 by 36 3/8 in". 

Et maintenant ? Où se trouve le tableau de Marlet ?

Mystère numéro 4 : L'automate turc joueur d'échecs a-t-il joué au Café de la Régence ?
Mise à jour le dimanche 14 octobre 2018

Disons que la question est un peu ambiguë.
S'il s'agit de savoir si un des animateurs de l'automate a joué au Café de la Régence, alors la réponse est oui. Un de ses plus célèbres animateurs est Jacques François Mouret, joueur de première force du début du XIXème siècle, fervent adepte de la défense "pion du roi un pas" avec les noirs, qui n'est autre que la "défense française" selon la terminologie actuelle.


La question est donc de savoir si l'automate de Johann Wolfgang von Kempelen a donné une représentation au Café de la Régence.
Il est difficile de prouver quelque chose qui ne s'est jamais passé.
Mon opinion actuelle est que cette exhibition n'a jamais eu lieu.

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