samedi 18 juillet 2020

L'affaire Paris-Vienne 1884


Le 28 février 1884, à la une (!) du journal "Le Petit Parisien" apparaît un événement exceptionnel :

« (…) Hier mardi, a commencé le grand combat entre le « club d’échecs » de Vienne et le « cercle d’échecs » de Paris. L’enjeu est de 2 000 francs. Deux parties sont jouées simultanément. Chaque coup sera envoyé télégraphiquement et confirmé par lettre chargée. J’entends dire par quelques enthousiastes que l’Europe entière a les yeux sur cette lutte homérique et qu’elle en attend anxieusement les résultats. (…)  »

Le Petit Parisien du jeudi 28 février 1884 - L'article "Le Noble jeu des échecs" est en une sur 3 colonnes ! - Source Gallica

Evènement exceptionnel pour son intérêt sportif, mais également sur les conséquences qu'il va engendrer. En fait ce qui commence de façon bien innocente, avec ce défi par correspondance, va empoisonner le jeu d’échecs en France pour une bonne quinzaine d’années et provoquer une scission durable parmi les plus forts joueurs français.

Il est raisonnable de penser qu’une fédération de joueurs d’échecs français aurait vu le jour en cette fin du XIXe siècle, sans les événements regrettables qui vont se dérouler lors de ce match par correspondance.

La Stratégie - Février 1884 - annonce également le match avec plus de détails. L'enjeu de 2000 francs est à rapprocher de quelques chiffres intéressants : le salaire mensuel moyen d'un employé / ouvrier à Paris à l'époque est d'environ 150 francs. 150 francs correspondent également aux droits d'entrée du Cercle des Échecs de Paris (10 rue du Beaujolais, au Palais-Royal, à quelques centaines de mètres du Café de la Régence).

« Nous avons le plaisir d’annoncer que le Club d’Échecs de Vienne a adressé au Cercle des Échecs de Paris un défi pour une lutte par correspondance, laquelle a été immédiatement acceptée. Les principales clauses du règlement qui a été adopté, sont : Enjeu, 2 000 francs de chaque côté. Un coup tous les quatre jours ; chaque camp pourra utiliser le temps économisé sur les coups déjà joués, mais cependant la limite extrême entre la réception du coup adverse et la réponse ne pourra excéder sept jours.

Les coups seront envoyés télégraphiquement et confirmés par lettre chargée (NDA - équivalent d'une lettre recommandée de nos jours). Le délai de quatre jours commencera à la réception de la dépêche télégraphique ; si toutefois il y a contradiction entre la dépêche et la lettre, la dernière seule sera considérée authentique et le délai courra du moment de sa réception. 

Chaque Club supportera les frais de sa correspondance. Deux parties seront jouées simultanément. Une suspension de deux mois, pour les vacances, aura lieu du 15 juillet au 15 septembre. Les parties de Paris seront conduites par MM. Arnous de Rivière, Chamier, Clerc et Rosenthal. Celles de Vienne par MM. Le prof. Brentano, Englisch, B. Fleissig, Dr Fleissig, Dr Kleeber, Dr Meitner, J. Schwarz et Max Weiss. – MM. A. Csank et le baron Kolisch pourront être consultés. (…)  »

Voici les joueurs d'échecs du comité de Paris :

Samuel Rosenthal (curieusement appelé "Emil" sur la photo) - Cleveland Public Library
Photographie non datée, mais peut être de mai 1880, date à laquelle il joue à Londres un match contre Zukertort.
Rosenthal remporte en 1880 le 1er tournoi national, organisé par le Cercle des Échecs de Paris et qui décerne le titre de "Champion Français". Samuel Rosenthal sera le plus fort joueur français de la fin du XIXème siècle jusqu'à l'arrivée de David Janowski à Paris.

Edward Chamier (voir le dessin global un peu plus bas), identifié sur le site de Dominique Thimognier "Héritage des Échecs Français". Chamier remporte le 2ème tournoi national en 1881.

Au premier plan Jules Arnous de Rivière (suivi de Samuel Rosenthal). Il s'agit d'un extrait d'une gravure intitulée "les 16 meilleurs joueurs d'échecs au Monde" et publié le 17 juillet 1886 dans le journal Britannique "The Graphic". Jules Arnous de Rivière, et son célèbre bonnet d'astrakan, fut une figure incontournable des échecs en France de la seconde moitié du XIXème siècle.

Jules Arnous de Rivière en 1904.

Le quatrième joueur Français est Albert Clerc (source Cleveland Public Library - image également mis en ligne sur le site Héritage des Échecs Français - La revue illustrée 1881). Albert Clerc remporte le 3ème et dernier "Tournoi national" en 1883. Magistrat, il est un ami personnel du Président de la République de l'époque, Jules Grévy (également joueur d'échecs ayant fréquenté le Café de la Régence).

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Le match se déroule tranquillement et passionne les amateurs du jeu d’échecs.

« (…) le Café de la Régence a toujours l’animation de ses meilleurs jours et même en ce moment nous remarquons la présence de beaucoup d’amateurs étrangers. Parmi ceux-ci nous citerons seulement le professeur Brentano, bien connu dans le monde des échecs par les savantes analyses qu’il a publiées dans la Deutsche Schachzeitung et l’un des champions de Vienne dans la grande lutte par correspondance engagée avec Paris. (…)  »

La Stratégie - Mars 1884

Le dessin dont je parle un peu plus haut au sujet d'Edward Chamier. Il se trouve sur le site de la BNF où il est indiqué de façon erronée "Match téléphonique (NDA - en fait télégraphique) entre Paris et Vienne. Joueurs du café de la Régence". Dessin de Motty, 1884.

Soudain, juste avant la pause estivale intervient un incident qui met en évidence la rivalité entre les joueurs français (La Stratégie 1884) :

« Le 15 septembre dernier trois des joueurs du camp de Paris ont donné leur démission, ce sont : MM. Arnous de Rivière, Chamier et Clerc. Considérant comme un devoir de la presse, et ce devoir est religieusement observé par tous les journaux étrangers, de s’abstenir de tous commentaires ou appréciations pendant le cours d’une lutte comme celle engagée entre Paris et Vienne, nous ne pourrons faire connaitre les causes de la retraite de ces trois amateurs que lorsque les parties seront terminées. 

Nous enregistrons donc simplement l’incident ; nous ajouterons que le Comité du Cercle des Échecs de Paris, dans une séance tenue le 8 octobre, séance qui a été retardée par l’absence à Paris de plusieurs membres, a placé la continuation des parties sous la direction de M. Rosenthal qui a pour collaborateur tous les plus forts joueurs du Cercle des Échecs de Paris.

Nos lecteurs, quelque légitime que soit leur curiosité, comprendront et approuveront notre réserve ; ils peuvent être certains qu’aussitôt que nous pourrons le faire sans inconvénient, nous exposerons les faits afin qu’ils puissent faire eux-mêmes faire part de la responsabilité de chacun. (...)  »

Quelques numéros plus tard, La Stratégie explique la raison de l'éclatement de l'équipe parisienne :

« Dans la lutte par correspondance avec Vienne, les échanges qui viennent d’avoir lieu dans la partie de Paris, ayant complètement modifié la position, il n’y a plus, croyons nous, aucun inconvénient à satisfaire la curiosité de nos lecteurs en leur faisant connaitre la cause de la retraite de MM. Arnous de Rivière, Chamier et Clerc.

Le 17 ou 18 juillet dernier, au moment de la suspension convenue de deux mois, M. Rosenthal ayant à s’absenter de Paris remit à ses collègues du comité une analyse dans laquelle il proposait le coup 18.D.5TR (18.Dh5), lequel, dans sa pensée donnait un avantage évident. Ne prévoyant aucune objection, M. Rosenthal nous indiqua ce coup comme certain ; on se rappelle que nous l’avons publié dans notre numéro de juillet et que nous avons dû faire une rectification le mois suivant. 


Position de la partie Paris-Vienne avant le fameux 18ème coup des blancs.

Après son départ, les trois membres du comité restés à Paris se réunirent pour discuter ; plusieurs dépêches furent échangées entre eux et M. Rosenthal au sujet de diverses observations relatives à son coup et sur 18.Roq. TD (0-0-0) qui fut proposé, mais aucune mention n’a été faite du coup finalement adopté 18.F.6R (18.Fe6), lequel amena de TRÈS VIVES protestations de la part de M. Rosenthal aussitôt que l’envoi de ce coup lui a été notifié par M. le secrétaire du cercle.

Incontestablement les trois joueurs restés à Paris, formant la majorité du comité, avaient le droit d’adopter un autre coup que celui indiqué par M. Rosenthal, mais ont-ils eu raison de ne pas prendre préalablement son avis ? (À cet égard, la responsabilité des trois membres n’est pas égale, car M. Arnous de Rivière avait accepté, de MM. Chamier et Clerc, environ 18 heures avant l’envoi du coup à Vienne, la mission de prévenir télégraphiquement leur collègue. Cette dépêche n’a pas été envoyée et c’est, en fait, la cause première de la regrettable scission des joueurs de Paris).

Nous présumons, nous n’avons reçu aucune communication officielle à ce sujet, que la commission du cercle a résolu cette question négativement, car elle a décidé qu’à l’avenir un de ses membres, avec pouvoir déterminé, serait délégué pour assister aux délibérations des joueurs. Cette mesure n’ayant pas été acceptée, MM. Arnous de Rivière, Chamier et Clerc ont donné leur démission, et comme nous l’avons dit le mois dernier, la continuation de la lutte a été placée sous la direction de M. Rosenthal qui a pour collaborateur tous les plus forts joueurs du cercle.

Quant à la valeur du coup 18.F.6R (18.Fe6), l’opinion de M. Rosenthal se trouve malheureusement confirmée, MM. Hoffer et Zukertort, dont on ne peut suspecter la compétence et l’impartialité blâment ce coup en termes d’une grande sévérité dans le Chess Monthly de ce mois. 
(...) »

L’affaire semble suffisamment grave pour être relatée dans la presse parisienne. Le journal Le Gaulois nous donne des informations  intéressantes sur la suite de cette affaire, même si l’article est placé sur le ton de l’ironie.

Source Gallica

Le Gaulois - 4 novembre 1884

« Un beau duel

Paris contre Vienne ! Englisch contre Rosenthal ! Duel des titans de l’échiquier ! Qui l’emportera ? Le monde de l’échiquier halète : avouez qu’il y a de quoi. La partie dure depuis le mois de mars, c’est-à-dire depuis huit mois, et on a échangé au plus vingt coups : c’est grotesque. Vers la fin de 1885 elle sera peut-être terminée, à moins qu’un des deux joueurs ne vienne à mourir dans l’intervalle.

J’aime à croire qu’avant de se lancer dans une partie pareille ces messieurs ont fait leur testament. On ne sait pas ce qui peut arriver. Rosenthal, qui est dans le camp français, se rend, ces temps derniers, à Trouville, d’où il envoie par télégraphe, son coup à ses collègues du Cercle de Paris, qui sont engagés dans le match avec lui. Ces messieurs n’ont sans doute pas beaucoup goûté le coup de Rosenthal. Car ils en ont joué un autre de leur façon. Là-dessus, fureur de Rosenthal. On a osé ne pas jouer un coup que sa cervelle avait conçu !

Et la terre ne s’est pas entr’ouverte pour engloutir les sacrilèges ! Vous pensez s’il a flanqué leur paquet à ces téméraires. C’est tout juste si l’on n’a pas échangé des coups de canne. Rosenthal a dit un mot si raide à ses collègues, que l’un d’eux, M. Clerc, conseiller à la cour de Paris, parlait déjà de le faire expulser de France.

Tout ce scandale pour un pion qu’après deux semaines de réflexion on a poussé à droite plutôt qu’à gauche ! Pourquoi diable ces messieurs n’ont-ils pas apporté la même lenteur à se mettre en colère ? Mais, bast ! ç’a été bien tôt fait : leur sang n’a fait qu’un tour. Les voilà démissionnant, démissionnant. L’irascible M. Clerc, M. Chamier, M. Arnous de Rivière, qui ont la prétention d’être, chacun d’eux, aussi forts aux échecs que Rosenthal, et plus forts tous ensemble, se retirent et laissent celui-ci seul en face de ses adversaires viennois. Rosenthal continuerait bien la lutte, mais il a compté sans Englisch. Englisch est modeste comme Rosenthal.

À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Dit-il, et il dépose à son tour son armure. C’est fini. Adieu les brillantes passes d’armes de cet émouvant tournoi ! Les choses ne peuvent pourtant pas en rester là. Quels nouveaux chevaliers vont entrer en lice ? Dieux bons, sauvez l’échiquier en péril ! (…) 

Qui l’emportera de Vienne ou Paris ? Vienne ? Paris ? On se passionne, on crie à tue-tête, et tous ces bruits nous arrivent dans les oreilles sans que nous ne voyions rien autour de nous. C’est Lilliput dans Paris, une goutte d’eau dans la mer, et, si nous avons pu assister au drame qui agite ce petit monde, 
c’est bien, ma foi, grâce au fameux microscope d’invention nouvelle, qui grossit un million de fois les objets.  »

Un an plus tard, une fois le match terminé, on apprend par la presse que Rosenthal a quand même eu peur des menaces d'Albert Clerc qui ont pris des proportions étonnantes. Rosenthal (Polonais d'origine) est tout simplement menacé d'expulsion de la France.

Le Gaulois - 7 novembre 1885

Source Gallica

« Cette semaine a pris fin le grand match d’échecs, engagé depuis un an et demi environ entre le cercle des Échecs de Paris – ne pas confondre avec la Régence – et le cercle des Échecs de Vienne. Deux parties étaient jouées simultanément. (...) ; tous les coups étaient échangés par dépêche, puis confirmés par lettre chargée.

(…) M. Albert de Rotschild, président du cercle de Vienne, vient d’écrire au général marquis d’Andigné, président du cercle de Paris, pour lui proposer de cesser la lutte, une des deux parties étant certainement gagnée par Paris et l’autre par Vienne. Paris a accepté cette proposition, et le combat finit faute de combattants. La partie de Paris était dirigée par M. Rosenthal, assisté des principaux joueurs du cercle. 

Au début, on avait adjoint à M. Rosenthal une commission de plusieurs membres, parmi lesquels se trouvait un magistrat, grand ami de M. Grévy. Ce magistrat pourrait, s’il le voulait, rédiger un petit traité fort instructif, intitulé «  De l’influence de l’art des échecs sur l’avancement des magistrats, ou itinéraire de Paris à Besançon ».

Ledit magistrat est l’inventeur d’un certain coup qui a fait perdre, au cercle de Paris, une des deux parties engagées, et précisément celle qui s’annonçait le mieux. Sans cette gaffe, Paris gagnait les deux parties et le match. À la suite de l’envoi du coup fatal, grand tapage dans le Landerneau des échecs. Rosenthal proteste énergiquement ; le cercle lui donne raison et blâme le coup adopté par la majorité de la commission. Là-dessus, démission de l’ami du président de la République, démission de messieurs de la commission qui l’avait appuyé, cris, tapage, tempête dans un verre d’eau.

Mais, où la chose devint comique, c’est quand le magistrat, ami de Grévy, a publiquement annoncé qu’il allait faire expulser de France M. Rosenthal, Polonais d’origine, parce qu’il avait eu le mauvais goût de qualifier durement le coup qui avait pour père l’alter ego de notre illustre président.

J’ai l’air d’inventer, mais j’invente si peu, qu’un grand banquier, fort influent dans les conseils de notre république athénienne, a dû conduire Rosenthal chez un ministre et solliciter de lui l’assurance qu’on laisserait en paix le malheureux professeur d’échecs. Au fait, c’est peut-être pour des raisons du même genre que M. de Bismarck expulse les Polonais du territoire prussien ? Chi lo sa  ? (NDA - Locution italienne – Qui le sait ?)

Paul Roche  »

Suite à cet incident, Samuel Rosenthal ne remettra plus jamais les pieds au Café de la Régence qui devient alors le fief de Jules Arnous de Rivière et d’Albert Clerc. Les joueurs d’échecs Français les plus influents de l’époque se déchirent. De par leur position professionnelle ou bien leur réputation dans la bonne société parisienne cet éparpillement des moyens va nuire au jeu d’échecs qui n’a pas besoin de cela.

« (…) Avec M. de Rivière, je n’eus que de longues conversations dont le principal sujet était Rosenthal. Comme M. de Rivière était un des hommes les plus captivants et les plus spirituels que j’aie connus, on peut penser que Rosenthal passait de durs moments. J’en parlerai plus tard. (…)  »

Cité dans le Vingt-Deuxième Cahier de l’Échiquier Français (volume 2) – Mémoires d’échecs par Alphonse Goetz –  Ce texte, écrit peu avant son décès en 1934, reste inachevé. Sauf si Alphonse Goetz les a écrits quelque part, nous n’aurons donc probablement jamais les commentaires d’Arnous de Rivière au sujet de Rosenthal.

« (…) M. Rosenthal, nous racontait que pendant le fameux match qu’il soutint contre Vienne par télégraphe,   en 1884-1885, il avait une semaine pour combiner un de ses coups ; il pensait à ce coup pendant toute la journée, non seulement devant l’échiquier, mais à table, dans la rue, en voiture, et c’est sans voir qu’il a trouvé ses combinaisons les plus profondes. »

Psychologie des grands calculateurs et joueurs d’échecs – Paris 1894 -  Alfred Binet

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Voici les deux parties commentées par Samuel Rosenthal. Pour la partie "Paris-Vienne" publiée dans La Stratégie je n'ai pas indiqué toutes les analyses fleuves dont Rosenthal s'était fait la spécialité.


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Jouée par correspondance entre le Cercle des Echecs de Paris et le Club des Echecs de Vienne du 27 février 1884 au 27 octobre 1885 1.e4 e5 2.Nf3 Nc6 3.Bb5 a6 Nous préférons la défense 3...Nf6 qui empêche l'attaque du texte laquelle nous considérons la plus forte dans ce début 4.Ba4 Nf6 5.d3 d6 Si les Noirs n'avaient pas avancé le Pion à 3TD (a7-a6) ils auraient eu ici une excellente défense par 5. ... Bf8-c5 6.c2-c3 Qd8-e7 continuée comme dans notre partie du Tournoi de Londres 1883 contre M. Steinitz 6.c3 Nous avons personnellement proposé ici 6.Nb1-c3 avec lequel nous espérions amener de nouvelles variantes. Le Comité de Paris à qui nous avons exposé les différentes suites que nous avions en vue, les a approuvées toutes, sauf la suivante : 6.Nc3 b5 7.Bb3 Na5 8.Qe2 Nxb3 9.axb3 malgré l'insistance que nous avons mise à démontrer la faiblesse du PTD (a6) noir et l'ouverture faite à notre TD, avantages qui nous semblaient suffisants pour gagner une partie par correspondance, nos collègues n'ont pas voulu laisser échanger le Fou et nous avons dû nous incliner devant la majorité, surtout parce que le coup du texte a souvent été préconisé par nous 6...Be7 Le PD (d6) noir empêchant la sortie naturelle du F à 4FD (Bc5), nous considérons que la défense usuelle est, dans la position présente, plus rationnelle : 6...g6 7.Nbd2 Bg7 8.Nf1 0-0 9.Be3 h6 10.Qd2 Kh7 et la position du FR noir (Bg7) permettra plus tard de continuer par d5 et d4 7.Nbd2 0-0 8.Nf1 Nd7 S'ils jouaient : 8...d5 9.Bxc6 bxc6 10.Nxe5 et malgré l'attaque des Noirs de Bd6 les blancs parviendront toujours à garder le Pion de plus, ou à rendre le Pion en s'assurant une partie supérieure. S'ils jouaient d'abord 8...b5 9.Bb3 ou 9.Bc2 d5 10.Qe2 suivi de P.4TD (a2-a4) avec une très grande supériorité du côté de la Dame. C'est sans doute pour éviter ces conséquences que le Comité de Vienne a adopté le coup du texte, pensant que les Blancs seraient forcés d'empêcher l'avance du P à 4FR (f7-f5) par Ne3 ou Ng3, alors Nb6 donnait aux Noirs une bonne position; Avec la continuation jouée par le Comité de Paris, le coup du texte devait coûter la partie aux Noirs. 9.Be3 f5 10.exf5 Si au lieu de prendre le Pion tout de suite, les Blancs faisaient échec avec le Fou, les adversaires obtiendraient une bonne position, exemple : 10.Bb3+ Kh8 11.exf5 Nf6! 12.Ng3 Ng4 mieux 10...Rxf5 Si maintenant 10...Nf6 11.Ng3 Ng4 12.Bxc6 bxc6 13.Qa4 gagnant un Pion 11.Bb3+ La continuation suivante serait mauvaise : 11.d4 exd4 12.Bxc6 dxe3 13.Nxe3 Rf4 14.Bxb7 Bxb7 15.Qb3+ Kh8 16.Qxb7 Rb8 17.Qxa6 17.Qc6 Rb6 regagnant le Pion 17...Nc5 18.Qf1 si 18.Qe2 Rxb2 gagnent 18.Qa3 Ra8 et gagnent 18.Qa5 Ra4 et gagnent 18...Rxb2 et gagneront 11.Bxc6 bxc6 12.d4 e4 13.Ng3 Rb5 etc 11...Kh8 12.h4 Voilà le coup que n'avaient pas prévu les Noirs, lorsqu'au 8ème coup ils ont retiré leur N en d7. Le coup du texte donne aux Blancs un avantage suffisant pour gagner la partie Qe8 Le meilleur 12...h6 13.Ng3 Rf8 14.Ng5 Qe8 15.Ne6 et gagnent 12...Rf8 13.Ng5 Qe8 14.Ne6 et gagnent 13.Ng5 Nc5 La seule défense 13...Nb6 14.Bxb6 cxb6 15.Ne3 suivi de Qc2 menaçant d3-d4 pour forcer les Noirs à jouer g7-g6 et pouvoir alors continuer l'attaque par h4-h5 13...Nf8 l'échange serait perdu par 14.Ng3 Rf6 15.N3e4 Rf5 16.g4 etc 14.Bd5 Coup faible comme nous le démontrerons par la note suivante Le coup 14.Bc2 aurait été dangereux à cause de d5 14...Nd4 15.cxd4 suivi de b2-b4 et gagnerait 15.d4 exd4 16.cxd4 16.Bxf5 Bxf5 17.cxd4 Nd3+ et gagneraient ou 17...Nb4 16...Ne4 17.Nxe4 17.Bxe4 dxe4 18.Nxe4 Bb4+ 19.Nc3 Rd5 mieux 17...dxe4 18.Ng3 Bb4+ et les Blancs ont une position inférieure, ils sont déroqués et leurs pions sont non seulement mal placés, mais le PD (d4) sera difficilement défendu Le coup juste que nous avons proposé est 14.Bxc5 dxc5 Si 14...Bxg5 15.Ng3 dxc5 15...Rf8 16.Bxd6 cxd6 17.hxg5 et gagnent 16.Nxf5 Bxf5 17.hxg5 e4 18.Qe2 exd3 19.Qxe8+ Rxe8+ 20.Kd1 Re2 ou 20...Ne5 20...b5 21.Re1 suivi dans certains cas de Kd2 et gagneront 15.Ng3 Rf8 16.Bd5 rentrant dans le texte avec une partie gagnée. L'un des membres du Comité M. Chamier étant malade a aussi recommandé ce coup de 14. Bxc5 par lettre, mais étant absent au moment de la délibération, n'a pu voter avec nous et MM. Clerc et Arnou de Rivière ont préféré le coup du texte. Celui-ci ayant été proposé peu de temps avant le moment où la dépêche devait partir de Paris, nous n'avons pu en démontrer immédiatement la faiblesse à nos contradicteurs, mais nous avons inséré la protestation suivante dans le registre des procès-verbaux de nos séances : "Je proteste contre le coup 14. Bd5, considérant que ce coup est inférieur à 14.Bxc5 que j'ai proposé, coup donnant aux Blancs une partie gagnée ainsi que le démontre l'analyse que j'ai annexée à la fin du livre des procès-verbaux" (24 juin 1884, Rosenthal) 14...Rf8 Nous ne partageons pas la manière de voir du Comité de Vienne qui a jugé ce coup le meilleur puisqu'il l'a adopté. Nous aurions cherché à profiter du coup précédent des Blancs pour sortir de la mauvaise position actuelle en jouant 14...Bxg5 15.hxg5 15.Bxc6 Qxc6 16.hxg5 Qxg2 17.Qh5 17.Ng3 Rf3 17.Rh2 Qd5 17...Nxd3+ 18.Kd2 18.Kd1 Qf3+ 18.Ke2 Rxf2+ 19.Kxd3 forcé Bf5+ et mat en peu de coups 18...Rxf2+ 19.Bxf2 Si 19.Kxd3 par Bf5+ l'on rentre dans l'une des variantes du coup précédent 19...Qxf2+ 20.Kxd3 20.Qe2 Qxe2+ 21.Kxe2 Nf4+ mieux, les Noirs ont trois pions pour l'échange 20...Bf5+ 21.Kc4 b5+ 22.Kb4 22.Kb3 Qc2+ et mat le coup suivant 22.Kd5 Qc5# 22...Qxb2+ et mat le coup suivant 15...Be6 Ils ont ici une autre défense 15...Ne7 16.Bf3 Rf8 qui offre beaucoup de ressources aux Noirs ou 16...Qb5 16.Bxe6 16.Bf3 Bg8 Les Noirs sont sortis de tous dangers 16.Bxc6 Qxc6 17.Qh5 Bg8 etc. 16...Nxe6 16...Qxe6 peut être également joué. Si 17.Qh5 Qg8 18.Ng3 Nxd3+ suivi de Nf4 17.Ng3 Rf8 18.Qh5 seule attaque évidente; si tout autre coup les Noirs joueraient Nf4 Qxh5 19.Rxh5 Nf4 20.Bxf4 exf4 21.Ne4 d5 22.Nd2 Rae8+ partie facilement défendable 15.Bxc5 dxc5 16.Ng3 Dans plusieurs variantes ce Cavalier à 3R (Ne3) serait plus fort, mais Paris a voulu éviter la continuation suivante : 16.Ne3 Nd4 17.Be4 17.cxd4 exd4 18.Nf7+ Rxf7 19.Bxf7 Qxf7 et malgré l'avantage de Tour contre Fou et Pion, les Noirs auraient une position supérieure avec leurs deux Fous. Les blancs ne pouvant roquer ni d'un côté ni de l'autre. 17...Nf5 18.g4 18.Nxh7 Kxh7 19.g4 g6 mieux 18.Nxf5 Bxf5 19.Bxb7 Rb8 20.Bxa6 Qc6 21.Bc4 Bxg5 22.hxg5 Qxg2 mieux 18...Nxe3 19.fxe3 et les Noirs peuvent jouer Bxg5 suivi par g7-g6 ou immédiatement g6 car le sacrifice 20.Nxh7 n'a aucune valeur à cause de Kxh7 21.h5 Kg7 16...Bd7 16...h6 17.Qa4 menaçant Qe4 16...g6 serait dangereux à cause de l'avancement, plus tard du Pion à 5TR (h4-h5) 17.Qe2 Rf4 Forcé pour éviter Qe4 18.Be6? Le coup le plus simple et tout à fait suffisant est ici 18.0-0-0 qui maintient intégralement l'attaque avec une bonne position; seulement après de longues recherches, nous avons trouvé que 18.Qh5 assurait non seulement une bonne opsition, mais donnait sûrement une partie gagnée. L'analyse que nous donnons plus loin, ayant été communiquée à nos collaborateurs, le télégramme et la lettre confirmative de l'envoi du coup étant même signés de M. Clerc et de moi, nous avons cru pouvoir quitter Paris pour un voyage urgent de quelques jours. Toutefois, comme ce coup était le dernier à jouer avant les vacances et que nos adversaires avaient deux mois pour répondre, nous avons pensé qu'il fallait ne l'envoyer que le dernier jour du délai, c'est-à-dire le lundi 21 juillet 1884, pour le cas où quelques variantes douteuses seraient découvertes et nous avons laissé notre adresse pour recevoir les observations qui pourraient être soulevées par nos collaborateurs. En effet, nous avons reçu plusieurs lettres et même télégramme où nous étions consultés sur 18.0-0-0 préféré par nos collaborateurs; nous avons répondu par plusieurs variantes et finalement nous avons maintenu notre coup de 18.Qh5. A notre grand étonnement, le dimanche soir, 20 juillet, nous avons reçu un avis de M. le comte de Tamisier, secrétaire du Cercle, nous informant que MM. Arnous de Rivière, Chamier et Clerc avaient envoyé 18.Be6, coup dont il n'avait jamais été question et sur lequel, par conséquent, nous n'avons pas été consulté. Immédiatement, nous sommes revenus à Paris et nous avons protesté de la manière suivante sur le registre des procès-verbaux. "Je proteste contre ce coup que je considère comme dangereux et pouvant amener la perte de la partie. Je joindrai une analyse prouvant que Qh5 gagne". (21 juillet 1884. Rosenthal) Qxh5 18...h6 19.Nf7+ Kh7 20.Ne4 Bf5 20...Bg4 21.Neg5+ Bxg5 22.Nxg5+ Kh8 23.Qxe8+ Rxe8 24.Ne4 et gagnent 21.Nfg5+ Kh8 22.Qxe8+ Rxe8 23.g3 Bxe4 24.Nxe4 Rff8 25.Bxc6 et gagnent 19.Nxh5 Bxg5 20.hxg5 Rf5 20...Rff8 21.Nf6 gxf6 22.g6 et gagnent 21.Be4 21.Ng3 suivi de Ne4 donne également un grand avantage aux Blancs 21...Rxg5 21...Kg8 NDA défense proposée par Vienne 22.Ng3 Rxg5 23.Rxh7 Kf7 24.Ke2 22.Nf6 gxf6 23.Rxh7+ Kg8 24.Rxd7 Rg7 25.Rxg7+ Kxg7 26.Bxc6 26.0-0-0 suivi de Bxc6 ou Rh1 et d3-d4 ensuite gagnerait de même la partie 26...bxc6 27.Rd1 suivi de d4 ou Ke2 suivant le cas et gagnent. Il y a quelques mois, nous avons eu la visite à Paris de deux membres du Cercle de Vienne, lesquels ont convenu avec nous que l'analyse ci-dessus était en effet gagnée par les Blancs, mais que Vienne n'aurait pas adopté la défense telle que nous l'indiquons, c'est à dire après 18.Qh5 Qxh5 19.Nxh5 Bxg5 20.hxg5 Rg4 21.Be4 les noirs auraient joué Kg8 au lieu de Rxg5 Dans ce cas nous aurions continué 22.Ng3 Rxg5 23.Rxh7 Kf7 et, sans approfondir la position actuelle, nous pensons que 24.000 ou 24.Ke2 serait suffisant à assurer le gain de la partie. En résumé notre conviction sur la valeur du coup 18.Qh5 est telle que nous sommes prêts à jouer contre n'importe qui, dans les mêmes conditions qu'avec Vienne, en donnant la nullité comme gagnée. Il est bien entendu que la position serait prise après 18.#h5 et que nous ne serions pas engagés à suivre les coups que nous indiquons dans l'analyse sommaire ci-dessus. 18...Rd8 Si 18...Bxg5 19.Bxd7 Qxd7 20.hxg5 Qg4 21.Qxg4 Rxg4 22.Rh5 g6 23.Rh6 Rxg5 24.Ne4 Rf5 25.g4 Rf7 26.Nxc5 partie égale ou 26.g5 19.N3e4 Par suite d'incidents survenus entre le Comité du Cercle des Echecs de Paris et MM. Arnous de Rivière, Chamier et Clerc pour le coup précédent, ces trois Messieurs ont donné leur démission et nous avons été chargé de la continuation des deux parties avec le concours des plus forts amateurs du Cercle. Ici, en présence de la position difficile pour nous de l'autre partie, nous avons pensé que nous ne pouvions sauver le match qu'en maintenant l'attaque dans la présente partie, même au prix du sacrifice d'un pion. Les trois suites que nous pouvions choisir pour garder l'égalité numérique nous ont semblé plus désastreuses que le texte ! exemple : 19.0-0-0 Bxg5 et gagnent 19.Bb3 Qg6 mieux 19.Bxd7 Qxd7 20.0-0-0 Qd5 21.Kb1 b5 Ils ont une forte attaque avec les pions du côté de la dame et les Blancs n'ont rien à espérer de : 22.Qh5 h6 23.Qg6 hxg5 24.hxg5+ Kg8 25.Qh7+ Kf8 et gagnent 19...Bxg5 20.Bxd7 Qxd7 21.hxg5 Qxd3 22.Qxd3 Si 22.f3 Kg8 rentrant dans le texte 22...Rxd3 23.Ke2 Nous avons longtemps cherché les conséquences de 23.Nxc5 et voici les raisons qui nous ont fait définitivement écarter ce coup. 23.Nxc5 Rd5 24.b4 24.Ne6 Re4+ 25.Kf1 Rd6 26.Nxc7 26.Nf8 h6 et le Cavalier serait perdu 26...Rc4 27.Na8 si tout autre coup Ne7 Rd8 et gagnent Evidemment si 24.Nxb7 Rb5 gagnerait le Cavalier 24...a5 25.a3 b6 Si les Noirs ne ovulaient pas se contenter de la nullité, ils pourraient adopter une autre variante très dangereuse pour les Blancs : 25...Rg4 26.Ne6 Rd6 avec grande supériorité de position. 26.Ne6 Re4+ 27.Kf1 Rd6 Encore ici ilspeuvent joueur 27...Rd3 28.Rh3 Rxh3 29.gxh3 Rc4 avec avantage 28.Nxc7 Rd7 28...Rg4 28...Rd3 donnerait de grandes difficultés aux Blancs 29.Nb5 29.Na6 Rc4 29...Rd5 30.Nc7 partie nulle. Les Noirs ayant la faculté de choisir soit la nullité sûre, soit des variantes qui leur donnaient avantage de position, et l'autre partie du match étant toujours très difficile à défendre pour Paris, l'adoption de cette variante aurait compromis le match. Nous avons pensé que le coup du texte donnait aux Blancs plus de chances de nullité et même quelques espérances de gain. 23...Rd5 23...c4 qui semble un excellent coup, ferait perdre la partie par : 24.Nc5 Rd5 24...Rd6 25.Rhd1 25.Nxb7 Rd5 26.g6 Rb5 27.Rxh7+ Kg8 28.Rah1 Rxb2+ 29.Ke3 Kf8 mieux 25...Rg6 25...Rxd1 26.Rxd1 suivi de Nxb7 ou Ne6 et gagneront 26.Nxb7 Rxg5 27.Nd8 Ne7 27...Re4+ 28.Kf3 Rf4+ 29.Ke3 28.Ne6 et gagnent 25.Ne6 Rf5 26.g4 Rf7 27.g6 Re7 27...Rf6 28.Rxh7+ Kg8 29.Rxg7+ Kh8 30.Rh1# 28.Rxh7+ Kg8 29.Rah1 et le mat est inévitable en peu de coups. 24.f3 Kg8 25.Rh2 Si les Blancs avaient voulu éviter l'avancement du PFD (c5-c4) adverse par 25.b2-b3 la continuation aurait été 25.b3 b6 26.Rh2 Rf8 27.Rah1 Ne7 28.Rxh7 Ng6 29.g3 Rfd8 Suivi de l'avancement des PTD (a6-a5) et PCD (b6-b5); les Noirs se feront un pion passé du côté de la Dame avec une partie gagnée, tandis que, lorsque le PCD (Pion b) n'a pas été bougé, les quatre pions contre trois du côté de la Dame n'ont aucune supériorité. et si 25.Rad1 Rxd1 26.Rxd1 b6 27.Ke3 les coups 27.Ng3 ou 27.Nf2 ne seraient qu'une interversion de coups de la présente variante. Rf7 28.Ng3 28.Nf2 Re7 29.Ke4 Kf7 30.Kd5 Nd8 suivi de Kg6 28...Kf8 29.Ke4 g6 si maintenant la Tour blanche quitte la ligne de la Dame pour permettre au Roi blanc de venir à 5D (d5), la Tour noire joue à 2D (d7) menaçant Rd7. Si les Blancs jouent tout autre coup, les Noirs continuent par Re7, Kf7 et Ke6, et nous estimons que le gain de la partie sera facile pour les Noirs. 25...c4 26.g3 Rf8 27.Rah1 Rb5 28.Ke3 si 28.b4 cxb3 29.Rxh7 Ne7 et gagnent 28.Rxh7 Rxb2+ et gagnent car les Blancs ne peuvent répondre 29.Ke3 à cause de Ne7 menaçant du mat 28...Rd8 Le gain de la partie aurait été plus rapide par 28...Ne7 29.Rd2 forcé 29.Rxh7 Rxb2 et gagnent 29...Rd5 etc. 29.b4 Le coup précédent des Noirs a permis aux Blancs de compliquer la position par ce coup 29.Rxh7 Rd3+ et gagnent 29...cxb3 30.axb3 Kf7 30...Rxb3 31.Rxh7 Kf7 forcé pour empêcher g7-g6 32.R1h6 Ne7 32...Kg8 33.g6 Rxc3+ 34.Nxc3 gxh6 35.Ne4 Rf8 36.Rxc7 Nd8 37.Re7 et gagnent 32...Rg8 33.Rf6+ Ke8 34.Re6+ Kf8 35.g6 mieux 33.g6+ Nxg6 34.Ng5+ Kf6 35.Ne4+ partie nulle 31.Rxh7 Kg6 32.Rh8 Rxb3 33.Rxd8 Nxd8 34.Rd1 Nc6 Très joli coup qui assure le gain de la partie. S'ils avaient joué Ne6 la nullité était probable 35.Kd3 Nous considérons ce coup comme le seul qui puisse encore défendre la partie Rb5 36.Kc2 a5 37.g4 a4 38.Ra1 Ra5 39.Kb2 Ra8 40.Ka3 Na5 41.Kb4 b6 42.Rd1 42.Rxa4 Rf8 42...Nb7 43.Ka3 Nd6 44.Nxd6 Rd8 45.Kxa4 Rxd6 46.Re1 Rd5 47.c4 Rc5 48.Kb3 Kxg5 49.Rd1 Kf4 50.Rd7 Kxf3 51.Rxg7 Kf4 52.g5 Kf5 Ce coup a été joué après les vacances de 1885; nous sommes surpris qu'après un délai de six semaines les joueurs de Vienne n'aient pas adopté la continuation suivante qui donne le gain immédiatement 52...Rc6 53.Kb4 Kf5 54.Kb5 Re6 55.Rxc7 e4 56.c5 bxc5 57.Rxc5+ Kf4 et gagnent 53.Kc3 b5 54.Kb4 Rxc4+ 55.Kxb5 Rg4 56.Rxc7 Kxg5 57.Re7 Kf6 58.Re8 Rd4 59.Kc5 Rd1 60.Kc4 Kf5 61.Kc3 Kf4 62.Kc2 Rd7 Les Blancs abandonnent 0–1
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Cercle de Paris-Vienne-0–1C77
Vienne-Cercle de Paris-0–1E14

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