Ce "record" sera-t-il battu ? L'avenir nous le dira.
Jouée en 1834, elle a été publiée sous la forme d'un poème "Une revanche de Waterloo" dans plusieurs journaux parisiens. Par exemple dans le Journal du Commerce du 26 février 1836, mais pas sous la forme "sèche" d'une notation de partie.
Donc pour le moment, ces deux parties marseillaises, publiées dans leur notation si particulière, détiennent le record de précocité. Malheureusement, malgré mes recherches je n'ai pas trouvé les autres parties indiquées dans l'article du Sémaphore de Marseille, ni le résultat final de cette joute entre deux cercles marseillais.
Feuilleton du Sémaphore.
Partie d'échecs
Entre le Cercle des phocéens et le Cercle des Beaux-Arts
Le combat s'est engagé la semaine dernière, de cercle à cercle, pour un nombre de parties encore inconnu, la victoire devant appartenir à celui des deux camps qui en aura le plus tôt gagné sept. L'un des salons du cercle des Phocéens est le théâtre de cette lutte, qui excite au plus haut degré la sollicitude de tous nos amateurs d'échecs, et qui n'a pas de précédents à Marseille.
Jusqu'ici rien ne saurait indiquer les résultats d'une épreuve dans laquelle se trouvent en présence les plus forts champions des deux sociétés, et où l'on déploie de part et d'autre une conviction profonde et les combinaisons d'une savante stratégie. Trois parties, en effet, ont déjà été jouées, et une prompte alternative de revers et de succès a bientôt ramené la question de supériorité à son point de départ.
Sur ces trois parties la première a été gagnée par messieurs du cercle des Phocéens, à qui le sort avait donné les noirs et le trait; la seconde a été nulle et la troisième a été gagnée par messieurs du cercle des Beaux-Arts. Il nous est impossible de donner une idée de l'intérêt saisissant qu'elles excitent; qu'il nous suffise de dire que pendant de longues séances l'attention d'une foule d'amateurs est étroitement enchainée à la manœuvre des pièces de l'échiquier, sans que personne ait jamais songé à quitter le champ de bataille.
Il faut être joueur d'échecs pour comprendre cet intérêt et la vive anxiété qui remue tous les cœurs dans les deux camps rivaux, à mesure que se déroulent les vicissitudes de chaque partie.
Des secrétaires, délégués par les deux cercles, prennent note des coups qui sont proclamés à haute voix par un des joueurs au fur et à mesure qu'on les annonce à haute voix. Nous devons à un de ces messieurs l'obligeante communication des notes suivantes, qui reproduisent la marche des deux dernières parties. Si nous n'insérons pas la première que messieurs des Phocéens ont gagnée, c'est qu'elle a déjà été publiée par un journal de notre ville.
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